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Modern Nomad chez les Yaks

  • modern-nomad2
  • 24 oct. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 oct. 2025


J’enfourche mon vélo, pour rejoindre les troupeaux entre montagnes sauvages ,et le lac Huvskul, le plus grand réservoir au monde d'eau potable après le Baikal.

On entre alors dans une région où l’on comprend que c’est vraiment le royaume de la nature.

La piste de terre défoncée se transforme en une vague trace sur l’herbe, qui parfois disparaît, je dois porter le vélo quand celle-ci est inondée.

Je tombe directement dans un marécage, caché par de hautes herbes, mais, ignorant tout en mécanique, je dois protéger le vélo pour éviter de le casser.

Ainsi, je ne lâche pas le vélo pendant la chute que je veux aussi délicate que possible.

De plus, je me retrouve exactement à l'envers, le dos dans l’eau et le vélo avec les sacoches sur mon ventre…

Alors, je relève délicatement le tout… Ouf, le vélo est intact. Quelques bleus et des égratignures, ce n’est pas grave.  Ça se répare tout seul !

Plus tard, je croise un chaman sur sa moto chinoise, son porte-bagages est surchargé de matériel.

Ensuite, il explique qu’il est resté la roue arrière coincée dans la boue et la roue avant vers le ciel, et qu’il a eu toutes les peines du monde à dégager la moto.

La nuit suivante, je fais un rêve bizarre, comme si l’on m’avait tiré une plaisanterie comme sort !

Mais, je suis venu pour voir les yaks, point de yak, tout est abandonné, sauf quelques membres des familles restées en arrière qui font les foins.

Par ailleurs, j’apprends que les yaks que je voulais observer se trouvent dans une autre vallée, et qu’ils viendront seulement l’hiver… Oui, j’avais oublié qu’ils sont des nomades !


Je constate tout le soin consacré à ces animaux, des abris en rondins, avec des toits de terre, sur lesquels pousse de l’herbe et qui les recouvrent. Tout est préparé pour les jours de grand froid. Le foin est soigneusement rassemblé dans un coin en tas.


Vraiment, c'est l'humain au service de l'animal, je songe.


Quand le reste de la famille reviendra, tout sera prêt pour passer l’hiver.

Mais, ils ne reviendront pas avant que tout soit gelé, avant cela, les pistes sont impraticables dans cette région.


On me demande parfois : tu n’as pas peur du loup ?

Après une semaine, je me retrouve dans la montagne, plus de nomades, mais des âmes de la forêt, tous armés de longs fusils russes, d’une autre époque, en bois.

Je leur demande : « Et les loups ? » Ha ha ha…  mais non... ils ont trop peur de toi !

Pour finir, les yaks n’étaient pas là, donc les chiens non plus.


Les chiens me font le plus peur lors de ces expéditions, le « Muunokhoi « (chien vicieux) est celui qui règne sur la situation avec les loups la nuit, il protège les troupeaux avec toute sa fougue.

Ainsi, il aboie et court après les cyclistes, les motards, les voitures et tout ce qui entre sur son territoire. Celui-ci peut occuper un bout de piste.

Mais, c’est aussi le compagnon des maîtres des lieux et le garde du corps des yaks.


Rencontre en forêt

Les rares fois que l'on croise une personne, on s'arrête, on s'enquiert de l'état de la piste, parfois on partage une bière, on s'entraide si nécessaire. C'est comme cela que les mongols peuvent survivre dans des contrées si peu peuplées.


Alexandre avec un ami rencontré en chemin

Celui là semblait avide de poser pour un selfie...un ami rencontré lors d'un campement.

Le lac Huvskul sur sa moitié ouest, on fond on voit des sommets fraîchement enneigés.

 
 
 

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